
01. Salut LA SWIJA! Tout d’abord, merci à vous d’avoir accepté cette interview! Pouvez-vous vous présenter pour les auditeurs qui ne vous connaitraient pas?
Merci à vous pour l’invitation !
Donc, LA SWIJA, ce sont 3 rappeurs : MISTRAL, DIEGO MOLTISSANTI & EL SARAZINO, qui ont choisi d’écrire leur vie sur un bout de papier en 99.
Après pas mal de concerts, on a décidé de sortir un 1er long format en auto-prod en 2004 « Des Racines et des Ailes ». En 2005/2006, on a défendu ce projet sur scène un peu partout en France, Belgique et Suisse. On a signé chez STREET SKILLZ dans la foulée, et en 2006 on a commencé à taffer sur notre album « Au Sourire Levant » qui est dans les bacs (depuis le 12 Janvier 2009, ndlr).
En parallèle on a sorti 2 mixtapes « Track One Volume 1 » en 2007, et « Track One Volume 2 » en Octobre 2008, et on a fait toutes les 1ères Parties des concerts de SOPRANO pendant sa tournée.
02. Comment en êtes-vous venus au Rap? Et quelles sont vos influences musicales?
Le Rap, c’est une des musiques qu’on écoutait jeune et qui représente le plus notre génération. IAM, FF, TIME BOMB, etc. Ce sont les 1ères bombes Rap français qu’on écoutait en K7.
Nos influences, tu peux les retrouver dans notre album, c’est assez varié. Du Rap, comme les tracks « Bouleg », « Bienvenue », « Musique de Fada », « Cimetière des Poètes », etc. Du Reggae avec le track « Perdre le Contrôle » ou encore de l’Electro pop avec « Monde des Merveilles » ou « Toujours plus Haut ».
Après on aime varier nos albums avec les musiques qu’on aime, pour réussir à avoir un album qui nous ressemble.
03. Comment qualifierez-vous votre style de Rap?
LA SWIJA, c’est un Rap positif, optimiste et thématique. On traite les thèmes de notre quotidien.
04. Vous faites partie de l’écurie STREET SKILLZ (Label de SOPRANO, ndlr), comment a débuté cette collaboration?
SOPRANO, on le connaît depuis longtemps. On a fondé LA SWIJA et lui STREET SKLILLZ en même temps, en 99. On était proches et après avoir sorti notre street-album par nos propres moyens, de l’avoir défendu etc.., et que STREET SKILZZ était prêt à sortir des albums d’artistes, ils nous ont proposé de les rejoindre.
05. Vous avez sorti en 2006 un album sur ce label (« Des Racines & des Ailes »), quel a été l’accueil des médias et des auditeurs?
Petite rectification, on a sorti « Des Racines & des Ailes » en 2004 et en Auto-prod, ce qui veut dire qu’on la sorti nous-mêmes. On a travaillé, payé le studio, le pressage de cd, la pochette etc…
Quand on l’a sorti, au départ on le vendait de main à la main et en Fnac de Marseille.
Vu que ça tournait bien, on a eu un distributeur un peu partout en France, on a eu des articles dans pas mal de magazines et des soutiens radios. On était grave content et fier, mais le plus beau souvenir de cet album reste notre Concert à Marseille à L’AFFRANCHI (salle de concert, ndlr) le 19 Février 2005. On était les seuls à l’affiche et la salle était complète. On raconte notre parcours dans le titre « Bout de Papier ».

06. Vous avez sorti en Septembre 2008 le projet « Track One Volume 2 », pouvez-vous en expliciter le concept?
« Track One », ce sont des mixtapes que l’on fait entre nos albums pour nous faire plaisir, mais qui servent aussi et surtout à mettre en avant des gens qui taffent avec nous tels que LIAISONS MEURTRIÈRES, DISCIPLE, FUEGO & LINDA.
07. Je crois que vous êtes apparu également sur le projet « Département » de NEGATIVE MUSIC, pourquoi avoir posé sur un tel projet?
Déjà pour représenter notre ville et aussi histoire de faire un morceau tout ensemble (STREET SKLIZZ). C’est le seul morceau où on l’on retrouve tous les artistes de STREET SKILLZ ensemble (à savoir SOPRANO, MINO & LA SWIJA, ndlr).
08. Votre actualité, c’est la sortie de votre 2ème album intitulé « Au Sourire Levant » (dans les bacs depuis le 12 Janvier 2009, ndlr). Dans quel état d’esprit avez-vous abordé la conception et la sortie de ce projet ?
On a abordé ce projet tout simplement sans se prendre la tête car on s’est fait plaisir sur le disque sans retenues ni regrets. De plus, cet album a été conçu sur plusieurs années. Cela fait depuis « Des Racines & des Ailes » qu’on est dessus, donc on a eu le temps de le faire sereinement, sans stress.
09. Quelle est la signification du titre de votre album ?
C’est vraiment un message d’espoir et aussi de courage, car quand on retourne en Afrique, là où des problèmes réels et bien plus durs existent, on se rend compte que les gens gardent le sourire, alors qu’en France pour un découvert de 50 euros, on a l’impression que le monde s’écroule !!
10. Les instrus de votre album sont très éclectiques. Était-ce nécessaire de vous diversifier au niveau musical de la plupart des projets qui sortent et sur lesquels les instrus s’enchaînent sans véritable différenciation ?
Ce n’est pas nécessaire, mais c’est surtout par envie et par plaisir qu’on a fait ces choix, en choisissant des sons (reggea, ecletro pop) qu’on aime avant tout.

11. Au niveau des featurings, il n’y a que SOPRANO. Pourquoi ce choix ?
On a tellement fait de morceaux pour arriver à cet album qu’on a pas pensé à des feats au début, et ensuite on s’est dit tant qu’à faire un feat, on prendra quelqu’un qu’on connaît, histoire de pousser le morceau au maximum. Donc on a fait le morceau tout en lui demandant de nous amener dans son univers et non l’inverse .
12. À qui avez-vous fait appel pour la production ? Vous êtes-vous encore entouré de MEJ & HOUSS de STREET SKILLZ? Ou avez-vous fait appel à d’autres producteurs ?
MEJ, HOUSS & GHENAY sont les producteurs de l’album, ainsi que SOPRANO sur le titre « Téléthon ».
13. Dans le morceau « Bout de Papier », vous dites « on a choisi d’écrire nos vies sur des bouts de papier, y a que de l’instinct quand le cœur promène le stylo ». L’écriture est-elle une thérapie pour vous ?
Ouais, ça reste une vraie thérapie où on lâche nos humeurs, où l’instru est notre divan. On évacue tous sur le papier des fois des choses qu’on ne pense pas dire comme dans le morceau « On veut vous voire sourire », où on parle directement à nos familles et où on se lâche vraiment.
14. À quel moment vous êtes-vous rendu compte de l’importance de l’écriture et du Rap dans votre vie ?
L’écriture, c’est ce qui nous a fait aimer le Rap et la musique en général. Après je pense que dans le 1er couplet qu’on a écrit, c’est là qu’on a du voir l’importance de l’écriture avec des personnes qui se sont reconnues dans nos textes.
15. Vous avez fait un morceau intitulé « Téléthon » (en feat avec SOPRANO, ndlr). Est-ce un morceau destiné à cet évènement ? Ou uniquement une thématique comme un autre ?
C’est un thème, où au lieu de faire un téléthon pour les malades, on fait un téléthon pour le plus grand malade de tous les temps: La Terre!!

16. Dans le morceau « Le Jour Où », le deuxième couplet fait référence à une jeune fille que sa famille marie au bled. Est-ce une ‘tradition’ que vous rejetez ?
Chez nous, ça se fait encore beaucoup, ce sont les traditions de nos parents. Mais avec les générations futures, je pense que ça va s’effacer, car nous vivons dans une autre société, une société de mélange et de métissage.
17. Après les succès « commerciaux » des PSY4, de SOPRANO ou EL MATADOR, mais également les succès « d’estime » de KALASH L’AFRO, MINO ou POPO CHANEL, quel regard portez-vous sur la scène marseillaise?
C’est une scène qui apporte un renouveau et sa couleur. Malgré le manque de médiatisation qu’il y a autour de la ville et le nombre d’artistes talentueux qu’il y a, j’espère que les médias laisseront de la place à plus d’artistes marseillais à l’avenir.
18. Après la sortie de ce 2ème Album, vous allez partir en concert. La scène prend-elle une importance particulière dans votre carrière ?
Oui c’est vraiment le retour direct de tes disques et surtout c’est un plaisir de partager nos morceaux avec les gens !!! On aime trop la scène aussi!!!!
19. LA SWIJA, je vous remercie d’avoir accepté cette interview, et je vous laisse le mot de la fin !!!
Bien merci à vous et « Au Sourire Levant » dans tous les coins du monde.
Plus d’infos sur : Skyblog Officiel de LA SWIJA
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