
01- Salut RÉVOLUTION URBAINE ! Tout d’abord, merci à vous d’avoir accepté cette interview! Pouvez-vous vous présenter, en tant que groupe et individuellement, pour les auditeurs qui ne vous connaitraient pas?
Alors, RÉVOLUTION URBAINE, c’est un jeune groupe du centre ville de Marseille, composé de 3 MCs : ZINO, MAKIAVEL et BRIGANTE, et d’un DJ : LA MECHE.
02- Votre nom de groupe donne l’anagramme RUE. Je suppose que la coïncidence n’est pas anodine ?
Non, bien entendu l’anagramme reflète bien ce que le groupe représente.
03- Avant d’aborder plus précisément votre dernière actualité, j’aimerai revenir sur le titre « L’instinct de Survie » qui a été placé sur « Original Bombattack Volume 2 ». Comment la connexion avec la team BOMBATTACK s’est-elle effectuée ?
La connexion s’est faite grâce à EL MATADOR, qui est un grand de notre quartier. Le feeling est bien passé artistiquement et humainement, ce qui a donné naissance à ce morceau.
04- Le groupe a une moyenne d’âge de 20 ans et pourtant vous êtes déjà signé sur un gros label indé (STREET SKILLZ en l’occurrence)? Quel effet cela fait-il ?
Ça nous fait rien de plus qu’une personne ayant la trentaine. Une signature dans un label c’est un palier de plus. On garde les pieds sur terre, le plus dur reste à faire…
05- Votre 1er street-album (« L’Histoire ne fait que commencer », ndlr) est dans les bacs depuis le 22 Juin 2009. Le parti-pris a été d’en faire une carte de visites où certains morceaux qui ont pas mal tourné côtoient des inédits. Pourquoi ce choix ?
On a jugé que les morceaux qui avaient tourné méritaient une place sur notre 1er projet, et on se devait de mettre une dizaine d’inédits pour ne pas se foutre de la gueule du monde.

06- Au niveau des featurings, on note l’apparition de têtes d’affiches (SOPRANO, ALONZO, KENY ARKANA & BRASCO). Avez-vous ressenti un challenge particulier pour poser le morceau avec chaque feat ? La pression de bien faire devait être assez importante je suppose ?
Oui effectivement, on se devait de donner le meilleur de nous-mêmes pour prouver aux têtes d’affiches et aux auditeurs qu’on en veut ! Ces morceaux ont été riches en expérience pour nous !
07- Au niveau des instrus, vous avez fait appel à des beatmakers en dehors de l’écurie STREET SKILLZ. Pourquoi ce choix ? Et quels sont les producteurs intervenant sur vos morceaux ?
MALAIKA, EX PROD, SANDES, BUDDHA KRISS, etc. Le choix des prods et les enregistrements de certains morceaux ont été faits bien avant la signature. Ils sont tous très talentueux et différents les uns des autres.
08- Pas mal de morceaux du street-album ont été clippés. Selon vous, l’image est-elle importante pour se construire une carrière ?
On ne s’en rendait pas compte auparavant, mais depuis le clip « Instinct de survie », on a halluciné sur le nombre de clics sur des sites comme Youtube, Dailymotion, etc.
09- Au niveau des thématiques, on note des morceaux plus orientés « égotrip » & d’autres plus « conscient ». Quel genre de morceaux préférez-vous faire ? Un Rappeur se doit-il d’être éclectique selon vous ?
Pour notre part, on n’a pas de préférence particulière, on fait nos morceaux selon nos humeurs, nos envies. On pense qu’on a surtout 3 facettes, du rap conscient et revendicatif, du rap performance avec du flow et du rap plus triste, plus personnel.
10- Dans les morceaux « Ma Mélodie » ou « Inoubliable », vous abordez votre passion pour la musique. Comment s’est faite la transition du statut d’auditeur à celui d’acteur de cette musique ?
La transition s’est faite le plus naturellement possible avec des grands du quartier comme KENY ARKANA, EL MATADOR ou K-RHYME LE ROI. On se devait tôt ou tard de prendre le M.I.C et de kicker !

11- Vous avez dédié un morceau à votre ville, Marseille (track « Mars Eyes »). Quand on voit le clip, on a envie d’aller y habiter, mais y fait toujours aussi bon vivre ?
Comme on te l’a expliqué précédemment, on écrit nos musiques selon nos humeurs. Ce jour là ont été d’humeur joviale, donc on a décrit les bons côtés de la ville. Mais non, il ne fait pas toujours aussi beau.
12- Comment se porte la scène Rap à Marseille ? On entend pas mal de nouveaux groupes qui percent en dehors du 13. Le Rap marseillais s’exporte-t-il mieux qu’il y a quelques années ?
C’est une bonne chose, les MCs prennent de plus en plus le rap au sérieux. Ils arrivent avec des projets carrés, des bons sons, de belles pochettes. C’est normal, que ça avance à un moment.
13- Jusqu’à présent, quels ont été les retours sur le street-album ? Avez-vous de nouveaux projets en tête (album, featurings, compil’, etc.)?
On a été agréablement surpris par l’accueil du public. Pour notre 1er projet, on nous répète souvent que les morceaux sont bons, qu’il y a du niveau.
14- Je vous remercie du temps que vous m’avez consacré et je vous laisse donc le mot de la fin!!!
On vous remercie également de prendre le temps d’écouter un jeune groupe comme le notre et de faire avancer le mouvement. Le street-album est dans les bacs. On est reparti en studio pour la préparation de notre 1er vari album. À suivre !!!!
Plus d’infos sur : http://rue-officiel13.skyrock.com/
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